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  • Théodore Roosevelt Président des Etats-Unis demanda à son ami Augustus Saint-Gaudens de créer de nouvelles maquettes pour la monnaie en or du pays, en s’inspirant de la beauté de la Grèce Antique. L’Hôtel de la Monnaie n’y était pas très favorable, car Augustus exigeait une frappe avec du relief pour les motifs : une liberté en marche d’un côté, et un aigle en vol de l’autre. Après maints essais, seulement 6000 pièces furent frappées sur ordre du Président. Après la mort d’Augustus, les pièces furent retouchées afin de présenter moins de relief et de pouvoir mieux s’empiler et se commercialiser. Les 6000 premières sont devenues des pièces de collection.

    Les pièces en or de dix et vingt dollars des Etats-UnisPour les pièces de 10 dollard en or, le Président Roosevelt proposa à l’artiste de remplacer le traditionnel bonnet phrygien par une coiffe amérindienne à plumes.

     Avant que Saint-Gaudens ne meure en août 1907, Roosevelt demanda à l’Hôtel des Monnaies de commencer la frappe des pièces à partir du modèle final approuvé par Augustus Saint-Gaudens : aigle de profil d’un côté, et tête amérindienne à plume de l’autre.

    Ces pièces sont les dernières créations publiques de commande réalisées par l’artiste qui décède le 3 août 1907


  • Amor CaritasIl s’agit d’une œuvre débutée en 1885, et destinée à orner une tombe dans la famille Morgan. Une femme-ange dans un fin drapé, tient majestueusement une stèle à bout de bras au dessus de sa tête. Le visage est noble et beau. Le thème fut repris et transformé par l’artiste pour créer un bas-relief ornemental.

    La critique française salua cette œuvre symbole du mouvement de la Renaissance américaine.

    La touche élégante du drapé et le naturalisme des passiflores sur le vêtement et dans les cheveux, le symbolisme poétique de beau visage grave et délicat, les inscriptions Amor et Caritas rappellent la Renaissance italienne.

    Il annonce l’Art Nouveau qui éclos peu après. Il inspira poètes et peintres. Ce bas relief est considéré comme une œuvre majeure du sculpteur.

     Elle a été achetée par l’Etat français pour le musée du Luxembourg. Augustus Saint-Gaudens, très honoré par cette marque d’estime, va rembourser la somme pour faire don de son œuvre à la France. Actuellement, cette œuvre très émouvante appartient au Musée d’Orsay.


  • La DianeCette statue connut plusieurs versions et fut l’objet d’un débat public sur le nu dans l’art. Elle représente une jeune femme nue, fine et élancée dont le modèle fut Davida J. Clark sa maîtresse. La statue devait à l’origine servir de girouette à un nouvel immeuble audacieux de l’époque, un gratte-ciel dans New-York, «  le Madison Square Garden » conçu par Stanford White. Haute de 5m50, la statue était en cuivre dorée. Elle fut inaugurée en grande pompe en octobre 1891, mais elle s’avéra trop volumineuse pour la tour. L’année suivante elle fut envoyée à Chicago où elle fut exposée au sommet de l’édifice de l’Agriculture au cours de l’Exposition.

     Augustus reprit une autre réalisation plus petite et plus fine de l’œuvre. Ce sera la deuxième version, celle qui a été reproduite dans plusieurs lieux, figure emblématique de l’œuvre d’Augustus Saint-Gaudens.

     Lorsque le Métropolitan Muséum a réalisé une rétrospective du sculpteur en 2009, la Diane trônait au milieu de la grande salle en verrière, magnifique figure féminine nue et pudique à la fois, pleine de force et de grâce, sur la pointe des pieds.


  • Bas-reliefs et bustesDans ses œuvres l’artiste cherche à représenter le visible et l’invisible. Il cherche à exprimer la force et l’élégance, la force et le style, visant à symboliser les formes.

    Il enseigne avec rigueur et humanité à ses étudiants, cherchant à « supprimer l’inutile », à s’exprimer de «  façon simple et primitive. » L’exigence était que le réalisme soit toujours contrebalancé par l’ imagination et la poésie. Son œuvre dégage une profonde humanité.

     James E. Fraser, un de ses principaux collaborateurs fit ainsi son éloge :

    « Le travail pour Saint-Gaudens commençait par une conception psychologique et émotionnelle plutôt que visuelle. L’idée complète ne venait qu’effort après effort, perspectives après perspectives, progrès après progrès ».

     L’importance de ses réalisations et les pratiques de l’époque exigeaient une équipe artistique et technique importante autour de lui dans chacun de ses ateliers à Cornish, à New-York, à Paris… Il utilisait volontiers les ateliers de fonderie français qu’il estimait plus performants que les américains. Il créait aussi bien des œuvres gigantesques nécessitant une lourde logistique pour les installer ou les déplacer, que des bustes dont les siens et ceux de ses proches, des médailles, des  bas-reliefs petits ou grands.

     Augustus Saint-Gaudens réalisa, en trente ans de carrière, plus de deux cent commandes, dont quatre vingt bas-reliefs de personnages.

     Parmi ceux-ci notons celui qui représente les enfants Schiff, réalisé en 1884 : Mortimer Léo et Frieda Fanny Schiff, le frère et la sœur en compagnie de leur chien. Une étrange tendresse et nostalgie se dégagent de cette œuvre magnifique.

     D’autres bas-reliefs sont connus : ceux de la famille Vanderbilt, mari, femme et enfants. Le beau portrait de Bessie Smith White l’épouse de l’architecte, celui de Louise Miller Howland, épouse d’un homme politique new-yorkais, celui de Violet Sargent sœur du célèbre peintre, et celui d’Augusta Homer Saint-Gaudens la propre épouse de l’artiste.





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